Le « Festival Premier Mouvement » est un nouveau festival de musique de chambre imaginé et dirigé artistiquement par l'altiste Paul Zientara. Sa première édition se déroulera à Paris du 8 au 11 janvier 2027, sous le parrainage du violoniste Renaud Capuçon. Porté par l'association Classique en Seine, le festival est né de la volonté de soutenir une nouvelle génération d'interprètes tout en proposant une autre manière de vivre le concert classique. Pensé comme un festival itinérant, il investit plusieurs lieux emblématiques de la capitale.
Le concert d’ouverture se tiendra à la Salle Cortot, autour de César Franck et Ernest Chausson. Ce programme trouve une résonance particulière dans ce lieu emblématique lorsque l’on sait que Chausson organisait, à quelques mètres de là, des concerts dans son salon. Cette première soirée sera également marquée par la présence exceptionnelle de Renaud Capuçon, qui partagera la scène avec de jeunes musiciens des plus talentueux de leur génération.
Le deuxième concert, à l’Eglise-Saint-Etienne-du-Mont, aura la chance d’accueillir Agnès Jaoui qui
partagera avec le public son amour pour la musique de Jean-Sébastien Bach. Autour d’elle, la musique ponctuera la soirée avec des œuvres pour orgue, interprétées par Vincent Warnier, titulaire de l’orgue de Saint-Étienne-du-Mont, ainsi que par de jeunes solistes (en trio à cordes, une chanteuse et un jeune organiste). Le programme fera entendre des extraits d’œuvres pour orgue, des Suites pour violoncelle, des Sonates et Partitas pour violon, ainsi que les célèbres Variations Goldberg, dans un dialogue entre la parole d’Agnès Jaoui et la musique de Bach.
Le dimanche, le festival prendra une forme plus intimiste avec une rencontre organisée au Café L’Ours et à La Vieille Grille. Musiciens, artistes et public s’y retrouveront pour un moment d’échange autour de la création artistique. Le luthier Sylvain Tournaire et l’écrivain Paul de Brancion partageront leur expérience, tandis que des interventions musicales ponctueront les discussions.
Enfin, le festival s’achèvera à la Bibliothèque Sainte-Geneviève par un programme consacré aux compositrices dont certaines oeuvres sont conservées dans les archives de la bibliothèque. Une attention particulière sera portée aux œuvres vocales de la compositrice norvégienne Agathe Backer Grøndahl, figure encore trop rarement entendue aujourd’hui.
La création contemporaine occupe également une place essentielle dans cette première édition. Le compositeur Jean-Baptiste Robin a imaginé une œuvre conçue spécialement pour le festival et dans l’esprit de « mouvement », déclinée en deux versions : une pour alto et piano, une autre pour alto et orgue. La version alto-piano sera présentée en deux temps : une première partie lors du concert d’ouverture à la Salle Cortot, puis son aboutissement lors du concert de clôture à la Bibliothèque Sainte-Geneviève, chaque section étant pensée en résonance avec le lieu qui l’accueille. La version pour alto et orgue sera quant à elle interprétée dans son intégralité à l’église Saint-Étienne-du-Mont.
Un partenariat est mis en place avec l'Ecole Normale de Musique de Paris et certains des étudiants les plus prometteurs se produiront lors des concerts.
Des partenariats sont développés avec des acteurs culturels et littéraires, notamment la librairie L'Écume des Pages, afin de proposer des rencontres et des événements autour de la musique. En parallèle, des actions de médiation seront menées en amont du festival afin de sensibiliser plus particulièrement les étudiants et les universitaires, en favorisant la découverte des œuvres et des artistes. L'objectif est de créer des passerelles entre les artistes et des publics parfois éloignés des salles de concert.
Note d'intention de Paul Zientara, directeur artistique

Fonder un festival est un rêve qui m’accompagne depuis l’enfance. Cette envie a grandi dans un cadre familial, aux côtés de ma sœur, violoniste amateure et mélomane passionnée. En tant que jeune altiste, instrument profondément chambriste, j’ai toujours ressenti le besoin de réunir les artistes et de créer des moments de partage autour de la musique.
Avec l’association Classique en Seine, composée de jeunes passionnés, nous avons imaginé et construit ensemble ce festival, avec le désir de soutenir les jeunes interprètes et de faire rayonner la musique de chambre à Paris.
À Paris, l’offre musicale est d’une richesse exceptionnelle. Pourtant, de nombreux jeunes interprètes y vivent, y étudient et peinent à trouver des occasions de jouer régulièrement. Ce festival est né de cette conviction : proposer, en dehors des saisons traditionnelles, un rendez-vous consacré à la musique de chambre, porté par une nouvelle génération d’artistes aux côtés de musiciens confirmés.
Le fil conducteur de ce festival est le mouvement.
« Premier Mouvement » adopte une forme itinérante : chaque programme est pensé en dialogue avec le lieu qui l’accueille.
La création de l’œuvre contemporaine, quant à elle, se déploie d’un lieu à l’autre.
Ce festival est une invitation à vivre la musique, dans un mouvement permanent entre les œuvres, les lieux et les générations.
Les lieux du festival
Programme « Mise en Œuvre »

« Mise en œuvre » est un dispositif dédié au soutien et à la diffusion de la création musicale contemporaine en partenariat avec la Fondation Banque Populaire, la SACEM et Proarti. Dans le cadre du programme « Être acteur de la création contemporaine », il favorise la rencontre entre interprètes et compositeurs en encourageant la commande de nouvelles œuvres.
Grâce à ce dispositif, le festival a pu financer la création de l’œuvre de Jean-Baptiste Robin. Cette nouvelle composition sera interprétée au cours du festival, témoignant de l'engagement de « Mise en œuvre » en faveur de la création contemporaine et du soutien aux artistes d'aujourd'hui.


