Le « Festival Premier Mouvement » est un nouveau festival de musique de chambre imaginé et dirigé artistiquement par l'altiste Paul Zientara. Sa première édition se déroulera à Paris du 8 au 11 janvier 2026, sous le parrainage du violoniste Renaud Capuçon. Porté par l'association Classique en Seine, le festival est né de la volonté de soutenir une nouvelle génération d'interprètes tout en proposant une autre manière de vivre le concert classique. Pensé comme un festival itinérant, il investit plusieurs lieux emblématiques de la capitale.
Le concert d’ouverture se tiendra à la Salle Cortot, autour de César Franck et Ernest Chausson. Ce programme trouve une résonance particulière dans ce lieu emblématique lorsque l’on sait que Chausson organisait, à quelques mètres de là, des concerts dans son salon. Cette première soirée sera également marquée par la présence exceptionnelle de Renaud Capuçon, qui partagera la scène avec de jeunes musiciens des plus talentueux de leur génération.
Le deuxième concert se tiendra à l’église Saint-Étienne-du-Mont, autour de son orgue exceptionnel et de son titulaire, Vincent Warnier. Le programme proposera ensuite un dialogue entre Bach et Beethoven, mettant en regard l’orgue et les cordes. Il s’ouvrira avec le Troisième Concerto Brandebourgeois de Bach interprété par de jeunes musiciens accompagnés d’étudiants des conservatoires supérieurs.
Le dimanche, le festival prendra une forme plus intimiste avec une rencontre organisée au Café L’Ours et à La Vieille Grille. Musiciens, artistes et public s’y retrouveront pour un moment d’échange autour de la création artistique. Le luthier Sylvain Tournaire et l’écrivain Paul de Briançon partageront leur expérience, tandis que des interventions musicales ponctueront les discussions.
Enfin, le festival s’achèvera à la Bibliothèque Sainte-Geneviève par un programme consacré aux compositrices dont certaines oeuvres sont conservées dans les archives de la bibliothèque. Une attention particulière sera portée aux œuvres vocales de la compositrice norvégienne Agathe Backer Grøndahl, figure encore trop rarement entendue aujourd’hui.
La création contemporaine occupe également une place essentielle dans cette première édition. Le compositeur Jean-Baptiste Robin a imaginé une œuvre conçue spécialement pour le festival et dans l’esprit de « mouvement », déclinée en deux versions : une pour alto et piano, une autre pour alto et orgue. La version alto-piano sera présentée en deux temps : une première partie lors du concert d’ouverture à la Salle Cortot, puis son aboutissement lors du concert de clôture à la Bibliothèque Sainte-Geneviève, chaque section étant pensée en résonance avec le lieu qui l’accueille. La version pour alto et orgue sera quant à elle interprétée dans son intégralité à l’église Saint-Étienne-du-Mont.
Un partenariat est mis en place avec l'Ecole Normale de Musique de Paris et certains des étudiants les plus prometteurs se produiront lors des concerts.
Des partenariats sont développés avec des acteurs culturels et littéraires, notamment la librairie L'Écume des Pages, afin de proposer des rencontres et des événements autour de la musique. En parallèle, des actions de médiation seront menées en amont du festival afin de sensibiliser plus particulièrement les étudiants et les universitaires, en favorisant la découverte des œuvres et des artistes. L'objectif est de créer des passerelles entre les artistes et des publics parfois éloignés des salles de concert.
Note d'intention de Paul Zientara, directeur artistique


